🙏🏽 Très Vénérable Phra Ajarn Samrit Kumpiro du Wat Tham Faed 🙏🏽
Phra Ajarn Samrit Kumpiro, également connu sous le nom de Luang Phor Samrit Kumpiro ou Phra Kru Kanchanakit Jatorn, fut l’un des grands maîtres ésotériques de la province de Kanchanaburi. Ancien abbé du Wat Tham Faed, situé dans le district de Tha Muang, il est resté célèbre pour ses pratiques méditatives puissantes, ses rituels de bénédiction et son lien particulier avec le mystérieux Lek Lai, matière sacrée très recherchée dans la tradition magique thaïlandaise.
Né le 7 janvier 1923 dans la province de Maha Sarakham, il reçut le nom civil de Samrit Khunphan. Issu d’une famille rurale modeste, il grandit dans le monde simple des rizières de l’Issan. Après ses études, il servit dans l’armée de l’air thaïlandaise durant la période de la Seconde Guerre mondiale en Asie. Un événement tragique, la mort accidentelle de sa jeune sœur, le poussa profondément vers la réflexion spirituelle. Cette épreuve l’amena à entrer dans la voie monastique.
Il fut ordonné moine le 22 mars 1949 au Wat Nong Lao, dans la province de Maha Sarakham, à l’âge de 26 ans. Il reçut alors le nom monastique de Kumpiro. Il étudia la doctrine bouddhique avec sérieux et obtint le niveau de Nak Tham Ek lors de sa quatrième retraite des pluies. En parallèle, il reçut l’enseignement de maîtres réputés pour la méditation, les mantras et les sciences anciennes issues des lignées thaïes et khmères.
Après son ordination, Luang Phor Samrit pratiqua longuement la méditation dans des lieux isolés, notamment dans des zones forestières et montagneuses. Ces années d’ascèse renforcèrent sa réputation de moine doté d’une grande puissance mentale. Les récits traditionnels rapportent qu’il aurait rencontré, durant ses retraites, des phénomènes spirituels inhabituels, des visions et des présences liées aux anciens lieux sacrés.
Le Wat Tham Faed (temple des grottes jumelles) devint progressivement un centre spirituel important grâce à lui. Le temple acquit une renommée en Thaïlande mais aussi auprès de fidèles venus de Malaisie, Singapour, Hong Kong, Indonésie, Chine, Europe et États-Unis. Luang Phor Samrit y développa une tradition de bénédictions, d’amulettes et de rituels protecteurs qui attirèrent de nombreux disciples.
✨ Le maître du Lek Lai ✨
Luang Phor Samrit est surtout associé au Lek Lai, parfois décrit comme une matière sacrée ou un métal mystique possédant de nombreuses vertus protectrices. Dans la croyance populaire thaïlandaise, le Lek Lai est lié à la protection contre les dangers, aux pouvoirs d'invulnérabilité, à la chance, à la longévité et à la force spirituelle. Les traditions rapportent que Luang Phor Samrit fut l’un des premiers grands maîtres modernes à populariser l’usage du Lek Lai dans les amulettes et talismans bouddhistes thaïlandais.
Certains de ses objets sacrés contenaient du Lek Lai Ta Raed, une variété particulièrement rare, parfois associée à la puissance du rhinocéros. Cette iconographie se retrouve dans plusieurs amulettes consacrées par le maître, où son image apparaît parfois accompagnée d’un rhinocéros, symbole de force, d’endurance et de protection.
🕯️ Le rituel Krob Mongkut Phra Jao 🕯️
Parmi les pratiques les plus célèbres de Luang Phor Samrit figure le rituel appelé Krob Mongkut Phra Jao, que l’on peut traduire par “poser la couronne du Bouddha” ou "Rituel de la longue cire". Ce rituel utilisait les fameuses larmes de cire, ou Nam Ta Tien. Le maître faisait couler de la cire de bougie dans un bol d’eau bénite, puis la cire, au lieu de durcir normalement, était tirée en un long fil souple et déposée en spirale sur la tête du fidèle.
Ce rite était recherché pour la protection, l’élévation de la destinée, la purification des obstacles, la chance et le renforcement spirituel. Dans la mémoire des disciples, il reste l’une des signatures rituelles les plus impressionnantes de Luang Phor Samrit.
🔥 Anecdotes ésotériques 🔥
Une tradition rapporte qu’à certaines occasions, plusieurs fidèles virent des manifestations lumineuses ou des apparitions subtiles autour du Wat Tham Faed, interprétées comme des signes d’approbation des êtres célestes envers le lieu sacré. Ces récits contribuèrent à renforcer l’aura mystique du temple.
Après le décès de Luang Phor Samrit, son corps conserva un aspect étonnamment préservé, quand je l'ai vu plus de 25 ans après son décès il semblait simplement dormir. Selon les témoignages des moines, ses cheveux et ses ongles auraient continué à pousser, phénomène souvent interprété en Thaïlande comme le signe d’un moine ayant atteint un haut niveau de réalisation spirituelle.
☸ Dernières années et héritage ☸
Luang Phor Samrit Kumpiro quitta ce monde le 4 février 1996, à l’âge de 73 ans. Sa disparition fut attribuée à une défaillance cardiaque, alors qu’il souffrait également de diabète et d’hypertension. Sa mort attrista profondément ses disciples thaïs et étrangers.
Aujourd’hui encore, son nom reste lié au Wat Tham Faed de Kanchanaburi, au Lek Lai, aux amulettes protectrices et au rituel des larmes de cire. Ses amulettes, médailles, locket et objets bénis demeurent recherchés par les collectionneurs et les pratiquants de la tradition bouddhiste ésotérique thaïlandaise.
Dans la lignée des grands maîtres de Kanchanaburi, Luang Phor Samrit occupe une place particulière : celle d’un moine forestier, alchimiste, guérisseur spirituel et maître de rituels, dont la réputation dépasse largement les frontières de sa province.
De nos jours, son disciple, le Vénérable Luang Phor Watchara est le supérieur du Wat Tham Faed et perpétue sa lignée et ses enseignements ésotériques.